Une correction du marché est-elle à venir ? Ce que les données révèlent sur 2026

Le monde de l’investissement est en effervescence avec des préoccupations concernant un éventuel krach boursier en 2026. Avec la course haussière actuelle qui entre dans sa quatrième année et le S&P 500 négocié à des niveaux élevés, comprendre les précédents historiques devient crucial pour les investisseurs naviguant dans l’année à venir.

Signaux d’alarme sur la valorisation : les indicateurs Buffett et CAPE

Deux métriques critiques envoient des signaux d’alerte. L’indicateur Buffett — qui compare la capitalisation totale du marché boursier américain au PIB du pays — se situe actuellement autour de 225 %, bien au-dessus du seuil de 160 % considéré comme fortement surévalué. La dernière fois que cette métrique a approché 200 %, c’était en 2000, juste avant l’éclatement de la bulle technologique.

De même, le ratio P/E de Shiller (CAPE), développé par le lauréat du prix Nobel Robert Shiller, mesure la valorisation des actions en divisant l’indice S&P 500 par ses bénéfices ajustés à l’inflation sur 10 ans. Ce ratio tourne en moyenne autour de 17 historiquement, mais il frôle actuellement les 40. Chaque fois qu’il a maintenu des niveaux supérieurs à 30, les marchés ont ensuite chuté de 20 % ou plus. La seule autre occurrence de telles lectures extrêmes a eu lieu juste avant l’éclatement de la bulle Internet.

Ces deux indicateurs suggèrent que le risque de krach boursier est réel — mais les données racontent une histoire plus nuancée.

La longévité historique du marché haussier

C’est ici que la narration change. Les marchés haussiers durent en moyenne cinq ans et demi depuis 1950, et une étude du Carson Group révèle un schéma convaincant : chaque marché haussier de trois ans s’est prolongé à au moins cinq ans au cours des cinq dernières décennies. La récente étape de trois ans du S&P 500 est historiquement encourageante.

De plus, lorsque le S&P 500 a augmenté de plus de 35 % en six mois — ce qui s’est produit plus tôt cette année — le marché est resté positivement orienté 12 mois plus tard. Le rendement moyen durant ces périodes atteint 13,4 %.

La carte maîtresse des élections de mi-mandat

2026 introduit un autre facteur : les élections de mi-mandat. Ces élections introduisent généralement une volatilité accrue sur le marché. Au cours des 12 mois précédant les votes de mi-mandat, le S&P 500 a en moyenne enregistré un rendement annuel de seulement 0,3 % depuis 1950, avec des baisses significatives du pic au creux.

Cependant, le schéma de reprise est frappant. Depuis 1939, le S&P 500 n’a jamais affiché de rendement négatif dans les 12 mois suivant une élection de mi-mandat. La hausse moyenne après l’élection s’élève à 16,3 %, ce qui suggère que toute prédiction de krach boursier centrée sur 2026 pourrait être prématurée.

La question des bénéfices liés à l’IA : cyclique ou séculaire ?

Le débat central ne porte pas vraiment sur le fait que les valorisations soient excessives — elles le sont. La question est de savoir si les bénéfices actuels liés à l’IA et à l’infrastructure des centres de données représentent un rebond cyclique dans le secteur des semi-conducteurs ou une transformation séculaire de plus de dix ans.

Sur la base du ratio cours/bénéfice anticipé, les géants de la tech ont l’air étonnamment raisonnables. Nvidia se négocie à environ 25x ses bénéfices futurs, tandis qu’Alphabet, Amazon et Microsoft se négocient tous en dessous de 30x tout en voyant leurs revenus croître rapidement. Si l’IA représente un changement structurel dans l’infrastructure informatique, ces valorisations pourraient être justifiées.

Inversement, si tout cela n’est qu’un autre cycle de semi-conducteurs, les préoccupations concernant le ratio CAPE et l’indicateur Buffett deviennent des avertissements urgents d’un krach boursier imminent.

Perspectives pour 2026 : cycles plutôt que valorisations

Bien que les métriques de valorisation historiques suggèrent la prudence, les schémas cycliques — notamment autour des élections et de la longévité des marchés haussiers — indiquent une résilience. Le scénario le plus probable consiste en un recul modéré au premier semestre plutôt qu’un krach, suivi d’une reprise post-électorale et d’une performance annuelle positive.

La conclusion : les investisseurs doivent adopter une approche mesurée. La stratégie de moyenne d’achat en dollars dans des portefeuilles diversifiés comme le ETF Vanguard S&P 500 reste la stratégie la plus prudente pour ceux qui sont incertains quant à la direction à court terme. Prédire les mouvements exacts du marché est impossible, mais l’histoire suggère que 2026 mettra à l’épreuve la détermination des investisseurs sans déclencher le krach que beaucoup anticipent actuellement.

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