Dans une salle de trading à Tokyo, un trader expérimenté, Kenichi Yamamoto, reste devant son écran, déjà tard dans la nuit à 3 heures du matin. Son regard fixé sur les cours en temps réel, il ne ressent aucune somnolence. Les données devant lui clignotent — la courbe des rendements des obligations japonaises à 10 ans s’est brusquement redressée, franchissant la barre des 0,25% la nuit dernière. En observant ces chiffres, il hésite entre deux ordres de trading : réduire ses positions en obligations américaines ou en augmenter celles du Japon ?
Ce choix nocturne, qui semble n’être qu’une décision quotidienne d’un trader, pourrait en réalité influencer la direction des capitaux mondiaux. Loin à Washington, les responsables financiers n’ont peut-être pas encore réalisé qu’une réallocation silencieuse des capitaux se déroule discrètement de l’autre côté du Pacifique.
Depuis des décennies, les marchés financiers mondiaux suivent une logique relativement stable : les ménages et entreprises japonais déposent leurs économies dans des institutions financières, qui achètent en masse des obligations américaines pour obtenir des rendements plus élevés. Le gouvernement américain bénéficie ainsi d’un financement à moindre coût, permettant de soutenir son énorme déficit budgétaire et ses déploiements militaires à travers le monde. Ce mécanisme constitue, dans une certaine mesure, le socle financier de toute la "gouvernance américaine".
Selon les données, les investisseurs japonais détiennent plus de 1,3 billion de dollars en obligations américaines, ce qui en fait l’un des plus grands détenteurs étrangers. Quelle est l’ampleur de ce chiffre ? Cela signifie que chaque mouvement de portefeuille des investisseurs japonais influence directement le coût d’emprunt du gouvernement américain. S’ils commencent à réduire leurs positions, le coût de financement des obligations américaines augmentera.
Mais la situation évolue. La politique monétaire de la Banque du Japon se normalise, rompant avec la longue période de "taux zéro". Lorsque le rendement des obligations nationales offrira enfin un rendement compétitif, l’équilibre des flux de capitaux penchera inévitablement. Pour les compagnies d’assurance-vie et les fonds de pension japonais, ce signal est clair : pourquoi continuer à supporter le risque de change, les coûts réglementaires transocéaniques et des rendements plus faibles, pour détenir des obligations américaines ? Il serait plus judicieux de rapatrier ces fonds et d’acheter des obligations japonaises, aussi stables, avec un risque moindre et un rendement supérieur.
Ce changement de mentalité, bien qu’il semble n’être qu’un ajustement mineur dans la répartition des capitaux, prend une ampleur considérable lorsqu’on la multiplie par plusieurs dizaines de billions de dollars. Une fois cette tendance amorcée, la baisse de la demande pour les obligations américaines fera progressivement augmenter leurs rendements, ce qui entraînera une hausse des taux d’intérêt en dollars. L’impact sur la configuration de la liquidité mondiale sera profond. Sur le marché des cryptomonnaies, qui est très sensible aux flux de capitaux et à l’environnement de liquidité global, ces changements de capitaux provoquent souvent des réactions en chaîne.
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DecentralizedElder
· Il y a 5h
Ce coup de poing financier du Japon, les obligations américaines vont-elles vraiment prendre un coup...
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NFTFreezer
· Il y a 5h
Les Japonais commencent aussi à jouer à l'arbitrage inverse, cette fois les obligations américaines risquent d'être en situation de run.
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rugpull_ptsd
· Il y a 5h
Hmm... Le Japon va-t-il vraiment commencer à se débarrasser de la dette américaine ? Cela va vraiment nuire à la liquidité du dollar américain.
Dans une salle de trading à Tokyo, un trader expérimenté, Kenichi Yamamoto, reste devant son écran, déjà tard dans la nuit à 3 heures du matin. Son regard fixé sur les cours en temps réel, il ne ressent aucune somnolence. Les données devant lui clignotent — la courbe des rendements des obligations japonaises à 10 ans s’est brusquement redressée, franchissant la barre des 0,25% la nuit dernière. En observant ces chiffres, il hésite entre deux ordres de trading : réduire ses positions en obligations américaines ou en augmenter celles du Japon ?
Ce choix nocturne, qui semble n’être qu’une décision quotidienne d’un trader, pourrait en réalité influencer la direction des capitaux mondiaux. Loin à Washington, les responsables financiers n’ont peut-être pas encore réalisé qu’une réallocation silencieuse des capitaux se déroule discrètement de l’autre côté du Pacifique.
Depuis des décennies, les marchés financiers mondiaux suivent une logique relativement stable : les ménages et entreprises japonais déposent leurs économies dans des institutions financières, qui achètent en masse des obligations américaines pour obtenir des rendements plus élevés. Le gouvernement américain bénéficie ainsi d’un financement à moindre coût, permettant de soutenir son énorme déficit budgétaire et ses déploiements militaires à travers le monde. Ce mécanisme constitue, dans une certaine mesure, le socle financier de toute la "gouvernance américaine".
Selon les données, les investisseurs japonais détiennent plus de 1,3 billion de dollars en obligations américaines, ce qui en fait l’un des plus grands détenteurs étrangers. Quelle est l’ampleur de ce chiffre ? Cela signifie que chaque mouvement de portefeuille des investisseurs japonais influence directement le coût d’emprunt du gouvernement américain. S’ils commencent à réduire leurs positions, le coût de financement des obligations américaines augmentera.
Mais la situation évolue. La politique monétaire de la Banque du Japon se normalise, rompant avec la longue période de "taux zéro". Lorsque le rendement des obligations nationales offrira enfin un rendement compétitif, l’équilibre des flux de capitaux penchera inévitablement. Pour les compagnies d’assurance-vie et les fonds de pension japonais, ce signal est clair : pourquoi continuer à supporter le risque de change, les coûts réglementaires transocéaniques et des rendements plus faibles, pour détenir des obligations américaines ? Il serait plus judicieux de rapatrier ces fonds et d’acheter des obligations japonaises, aussi stables, avec un risque moindre et un rendement supérieur.
Ce changement de mentalité, bien qu’il semble n’être qu’un ajustement mineur dans la répartition des capitaux, prend une ampleur considérable lorsqu’on la multiplie par plusieurs dizaines de billions de dollars. Une fois cette tendance amorcée, la baisse de la demande pour les obligations américaines fera progressivement augmenter leurs rendements, ce qui entraînera une hausse des taux d’intérêt en dollars. L’impact sur la configuration de la liquidité mondiale sera profond. Sur le marché des cryptomonnaies, qui est très sensible aux flux de capitaux et à l’environnement de liquidité global, ces changements de capitaux provoquent souvent des réactions en chaîne.