À la mi-février 2026, la Banque centrale (Banque de Russie) a fait la une en annonçant une réévaluation majeure de sa politique : elle mènera une étude de faisabilité formelle tout au long de 2026 sur la création et l’émission potentielles d’un stablecoin national adossé au rouble russe. Cette annonce est directement venue du Premier vice-gouverneur Vladimir Chistyukhin lors de la conférence Alfa Talk à Moscou (vers le 12–13 février 2026), selon des sources officielles comme TASS et relayée par les médias crypto. Qu’est-ce qu’un Stablecoin National ? Un stablecoin est un type de cryptomonnaie conçue pour maintenir une valeur stable, généralement adossée 1:1 à une monnaie fiat (ici, le rouble russe). Contrairement aux actifs volatils comme le Bitcoin, il vise la stabilité des prix pour être adapté aux paiements, règlements et stockage de valeur. Une version nationale signifie qu’elle serait : Émise et entièrement soutenue par l’État (Banque centrale ou entités gouvernementales). Sous contrôle réglementaire strict. Conçue comme un outil numérique souverain — pas une émission privée comme USDT (Tether) ou USDC (Circle). Cela la positionnerait comme une alternative contrôlée par l’État dans l’espace des actifs numériques, potentiellement pour un usage domestique et — plus important — pour le commerce international. En quoi cela diffère-t-il du Rouble Numérique ? La Russie dispose déjà de son Rouble Numérique (une Monnaie Numérique de Banque Centrale ou CBDC), qui est en phase de test pilote depuis 2023 et doit être déployée plus largement : Expansion pour le grand public/détail à partir de l’automne 2026. Utilisation par le gouvernement et certaines institutions dès le début de 2026. Le stablecoin national proposé serait distinct : Probablement plus flexible pour l’intégration dans le secteur privé, les règlements transfrontaliers et des transactions plus rapides. Potentiellement mieux adapté au commerce international/BRICS, où le Rouble Numérique se concentre principalement sur les paiements de détail domestiques et l’efficacité au sein du système financier russe. Les deux sont adossés au rouble et soutenus par l’État, mais ils jouent des rôles complémentaires dans la stratégie financière numérique en évolution de la Russie. Pourquoi ce changement de politique maintenant ? Depuis des années, la Banque de Russie maintient une position ferme contre l’autorisation de stablecoins privés ou d’instruments similaires, invoquant des risques pour : La stabilité financière. Le blanchiment d’argent et la finance illicite. La perte de contrôle monétaire. Chistyukhin a explicitement mentionné cette « position traditionnelle » mais a indiqué que la banque réévaluera désormais en raison de : Pressions géopolitiques : Les sanctions occidentales en cours (notamment depuis 2022) ont fortement limité l’accès aux paiements internationaux en dollars/euros via SWIFT et les banques traditionnelles. Réalités des stablecoins privés : Les tokens privés adossés au rouble (par exemple, A7A5 lancé au Kirghizistan début 2025) ont connu une adoption massive pour le commerce transfrontalier, traitant des milliards en volume pour contourner les restrictions. Cela a montré une demande pour des outils numériques stables en rouble. Tendances mondiales : De nombreux pays avancent dans le cadre de régulations de stablecoins (par exemple, les réglementations américaines, les règles MiCA de l’UE, et d’autres explorations), incitant la Russie à étudier des modèles internationaux plutôt que de rester isolée. L’objectif semble pragmatique : explorer des outils qui réduisent la dépendance au dollar américain, facilitent un commerce plus fluide avec les partenaires du BRICS (Brésil, Inde, Chine, Afrique du Sud, et autres), et construire une infrastructure de paiement résiliente aux sanctions. Que couvrira l’étude de 2026 ? Selon les déclarations officielles, la recherche évaluera en profondeur : Les bénéfices potentiels (par exemple, faciliter l’activité économique étrangère, réduire les coûts de transaction pour le commerce non occidental, renforcer la souveraineté numérique). Les risques clés (menaces systémiques financières, lacunes réglementaires, défis opérationnels/de sécurité). Les aspects de conception et de structure (comment l’émission, le soutien, le rachat et la supervision fonctionneraient). Une analyse comparative des pratiques et modèles réglementaires étrangers. Il est important de noter que les résultats ne mèneront pas à un lancement immédiat. Les conclusions seront soumises à une discussion publique et à une consultation — impliquant experts, entreprises, citoyens et parties prenantes — avant toute décision concernant les règles, la législation ou l’émission effective. Aucune échéance pour un déploiement éventuel n’a été donnée ; il s’agit pour l’instant d’une démarche exploratoire. Contexte plus large et implications Cette démarche reflète l’adaptation plus large de la Russie à un environnement sanctionné : Les régulations crypto avancent (nouveau cadre attendu au printemps 2026 lors de la session parlementaire, avec une mise en application prévue pour juillet 2027). Les stablecoins pourraient être autorisés spécifiquement pour l’activité économique étrangère (le commerce international), tandis que les paiements domestiques restent restreints. Cela complète d’autres efforts comme les pilotes de prêts garantis par crypto et l’expansion du Rouble Numérique. Sur le plan géopolitique, un stablecoin rouble émis par l’État pourrait devenir l’un des actifs numériques souverains les plus stratégiquement importants si cette voie est poursuivie — aidant Moscou à maintenir une connectivité financière en dehors des systèmes occidentaux. Au 16 février 2026 : il ne s’agit encore que d’une étude — aucun engagement de lancement. La Banque centrale l’aborde avec prudence et de manière basée sur les données. La Russie indique clairement qu’elle est ouverte à faire évoluer son arsenal de finance numérique dans un contexte mondial en mutation. Reste à voir si cela mènera à un stablecoin national complet, mais la conversation a officiellement commencé.
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CryptoChampion
· Il y a 54m
Merci pour l'information ☺️
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EagleEye
· Il y a 6h
Merci de partager cette publication
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ybaser
· Il y a 8h
Jusqu'à la lune 🌕
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Crypto_Buzz_with_Alex
· Il y a 8h
Développement solide pour l'espace 👏 Des progrès réels comme celui-ci permettent à l'écosystème d'avancer. 🚀
#RussiaStudiesNationalStablecoin
À la mi-février 2026, la Banque centrale (Banque de Russie) a fait la une en annonçant une réévaluation majeure de sa politique : elle mènera une étude de faisabilité formelle tout au long de 2026 sur la création et l’émission potentielles d’un stablecoin national adossé au rouble russe.
Cette annonce est directement venue du Premier vice-gouverneur Vladimir Chistyukhin lors de la conférence Alfa Talk à Moscou (vers le 12–13 février 2026), selon des sources officielles comme TASS et relayée par les médias crypto.
Qu’est-ce qu’un Stablecoin National ?
Un stablecoin est un type de cryptomonnaie conçue pour maintenir une valeur stable, généralement adossée 1:1 à une monnaie fiat (ici, le rouble russe). Contrairement aux actifs volatils comme le Bitcoin, il vise la stabilité des prix pour être adapté aux paiements, règlements et stockage de valeur.
Une version nationale signifie qu’elle serait :
Émise et entièrement soutenue par l’État (Banque centrale ou entités gouvernementales).
Sous contrôle réglementaire strict.
Conçue comme un outil numérique souverain — pas une émission privée comme USDT (Tether) ou USDC (Circle).
Cela la positionnerait comme une alternative contrôlée par l’État dans l’espace des actifs numériques, potentiellement pour un usage domestique et — plus important — pour le commerce international.
En quoi cela diffère-t-il du Rouble Numérique ?
La Russie dispose déjà de son Rouble Numérique (une Monnaie Numérique de Banque Centrale ou CBDC), qui est en phase de test pilote depuis 2023 et doit être déployée plus largement :
Expansion pour le grand public/détail à partir de l’automne 2026.
Utilisation par le gouvernement et certaines institutions dès le début de 2026.
Le stablecoin national proposé serait distinct :
Probablement plus flexible pour l’intégration dans le secteur privé, les règlements transfrontaliers et des transactions plus rapides.
Potentiellement mieux adapté au commerce international/BRICS, où le Rouble Numérique se concentre principalement sur les paiements de détail domestiques et l’efficacité au sein du système financier russe.
Les deux sont adossés au rouble et soutenus par l’État, mais ils jouent des rôles complémentaires dans la stratégie financière numérique en évolution de la Russie.
Pourquoi ce changement de politique maintenant ?
Depuis des années, la Banque de Russie maintient une position ferme contre l’autorisation de stablecoins privés ou d’instruments similaires, invoquant des risques pour :
La stabilité financière.
Le blanchiment d’argent et la finance illicite.
La perte de contrôle monétaire.
Chistyukhin a explicitement mentionné cette « position traditionnelle » mais a indiqué que la banque réévaluera désormais en raison de :
Pressions géopolitiques : Les sanctions occidentales en cours (notamment depuis 2022) ont fortement limité l’accès aux paiements internationaux en dollars/euros via SWIFT et les banques traditionnelles.
Réalités des stablecoins privés : Les tokens privés adossés au rouble (par exemple, A7A5 lancé au Kirghizistan début 2025) ont connu une adoption massive pour le commerce transfrontalier, traitant des milliards en volume pour contourner les restrictions. Cela a montré une demande pour des outils numériques stables en rouble.
Tendances mondiales : De nombreux pays avancent dans le cadre de régulations de stablecoins (par exemple, les réglementations américaines, les règles MiCA de l’UE, et d’autres explorations), incitant la Russie à étudier des modèles internationaux plutôt que de rester isolée.
L’objectif semble pragmatique : explorer des outils qui réduisent la dépendance au dollar américain, facilitent un commerce plus fluide avec les partenaires du BRICS (Brésil, Inde, Chine, Afrique du Sud, et autres), et construire une infrastructure de paiement résiliente aux sanctions.
Que couvrira l’étude de 2026 ?
Selon les déclarations officielles, la recherche évaluera en profondeur :
Les bénéfices potentiels (par exemple, faciliter l’activité économique étrangère, réduire les coûts de transaction pour le commerce non occidental, renforcer la souveraineté numérique).
Les risques clés (menaces systémiques financières, lacunes réglementaires, défis opérationnels/de sécurité).
Les aspects de conception et de structure (comment l’émission, le soutien, le rachat et la supervision fonctionneraient).
Une analyse comparative des pratiques et modèles réglementaires étrangers.
Il est important de noter que les résultats ne mèneront pas à un lancement immédiat. Les conclusions seront soumises à une discussion publique et à une consultation — impliquant experts, entreprises, citoyens et parties prenantes — avant toute décision concernant les règles, la législation ou l’émission effective.
Aucune échéance pour un déploiement éventuel n’a été donnée ; il s’agit pour l’instant d’une démarche exploratoire.
Contexte plus large et implications
Cette démarche reflète l’adaptation plus large de la Russie à un environnement sanctionné :
Les régulations crypto avancent (nouveau cadre attendu au printemps 2026 lors de la session parlementaire, avec une mise en application prévue pour juillet 2027).
Les stablecoins pourraient être autorisés spécifiquement pour l’activité économique étrangère (le commerce international), tandis que les paiements domestiques restent restreints.
Cela complète d’autres efforts comme les pilotes de prêts garantis par crypto et l’expansion du Rouble Numérique.
Sur le plan géopolitique, un stablecoin rouble émis par l’État pourrait devenir l’un des actifs numériques souverains les plus stratégiquement importants si cette voie est poursuivie — aidant Moscou à maintenir une connectivité financière en dehors des systèmes occidentaux.
Au 16 février 2026 : il ne s’agit encore que d’une étude — aucun engagement de lancement. La Banque centrale l’aborde avec prudence et de manière basée sur les données.
La Russie indique clairement qu’elle est ouverte à faire évoluer son arsenal de finance numérique dans un contexte mondial en mutation. Reste à voir si cela mènera à un stablecoin national complet, mais la conversation a officiellement commencé.